7 tendances pour la gestion de fortune en 2015

CapgeminiTous les spécialistes s’accordent à dire que 2014 a été une année plus que mouvementée dans le secteur de la gestion de fortune. Entre digitalisation croissante des modes de travail, législation pesante et contraignante, ou encore tendance à la concentration des actifs, l’année qui vient de s’écouler a été riche en rebondissements ! Qu’en est-il pour 2015? En s’inspirant de prévisions réalisées par CapGemini, voici 7 tendances à retenir pour 2015.

Le digital, un cran plus loin

Dans le secteur de la gestion de fortune, 2015 sera l’année du « digital ». Cette tendance ne cesse de progresser et continue de modifier les attentes et les besoins des clients en profondeur. Ceux-ci se tournent toujours plus vers les solutions digitales qui leur sont offertes (via smarphones, tablettes etc) et cela impacte directement la relation qu’ils entretiennent avec leur gérant de fortune. Les HNWI sont aujourd’hui plongés dans un besoin d’instantanéité qui redéfinit le rôle du gérant de fortune. « Tout, tout de suite » sera le crédo de la gestion de fortune version 2015.

Des modèles analytiques toujours plus poussés

Ce deuxième point apparait comme une conséquence directe de la digitalisation des « modes de consommation » clients. Les nouveaux outils technologiques et connectés disponibles sur le marché permettent d’accéder en temps réel aux portefeuilles d’actifs. Cet accès direct et immédiat a mis en lumière la nécessité d’une activité « conseil minute », aujourd’hui plus importante que jamais. A tout moment, le client doit pouvoir disposer des meilleures informations disponibles afin de prendre une décision très rapide. En conséquence, les sociétés de gestion de fortune investissent massivement sur des modèles analytiques permettant de générer un maximum d’informations à l’instant T.

De la gestion manuelle à une gestion automatisée

Avec l’apparition de solutions digitales modernes, on s’éloigne de plus en plus de la gestion de fortune traditionnelle physique pour s’orienter vers une gestion automatisée. Les sociétés de gestion de fortune les plus anciennes ont pour la plupart pris du retard dans le domaine des nouvelles technologies. C’est donc une véritable brèche qui s’est ouverte quand le digital a frappé le secteur de la gestion de fortune. De nombreux outsiders alors inconnus sur ce marché en ont profité pour s’implanter sur un secteur qu’ils ne maîtrisaient pas nécessairement. Ils ont su saisir cette opportunité pour développer leurs pratiques et leurs méthodes de travail dans un secteur archaïque jusque-là peu évolutif. Et le pari est en train de s’avérer payant puisqu’on estime que près de 200 milliards de dollars seront gérés par des « robots » d’ici les trois prochaines années. Il est donc nécessaire de s’adapter pour suivre les nouvelles tendances.

Des tâches administratives coûteuses et contraignantes

Alors que les clients réclament toujours plus de flexibilité, les sociétés de gestion de fortune sont aujourd’hui soumises à un contexte réglementaire étouffant qui leur impose de revoir leur organisation. En effet, les tâches de reporting et de compliance sont très lourdes et représentent un budget considérable. Il s’agit là du paradoxe actuel de la gestion de fortune : d’un côté on retrouve des clients en demande immédiate et de l’autre des sociétés soumises à des normes rigides et pesantes qui les ralentissent dans leurs actions.

Une concentration des actifs sous gestion

Les nouvelles réglementations approuvées ou en cours de validation couplées à une gestion de fortune nouvelle soumise à la pression du digital ont eu pour conséquence directe de décimer de nombreux acteurs présents sur le marché. Et cette tendance se confirme en 2015 : c’est une véritable lutte pour leur survie que se livrent les plus petites sociétés de gestion de fortune. Les fusions-acquisitions, repositionnements stratégiques, vente d’unités commerciales, se multiplient dangereusement…

Externaliser pour mieux régner

Une alternative intéressante pour réduire ses coûts tout en améliorant la qualité des services proposés réside dans l’externalisation de certaines activités peu stratégiques comme les tâches de front et back office. Cette pratique permet de s’alléger de tâches à faible valeur ajoutée pour se concentrer sur son activité principale de gestionnaire. De nombreux gérants ont déjà franchi le pas de l’externalisation en confiant le management de certaines activités à des prestataires externes. Toujours dans un climat incertain, cette tendance devrait s’accélérer en 2015.

Le cloud, nouvel outil stratégique

Dans un environnement en évolution permanente et un secteur de plus en plus compétitif, la maîtrise des coûts devient un enjeu majeur pour les sociétés de gestion de fortune. Toujours dans cette logique d’optimisation de coûts, il est fort probable que le Cloud remplace à terme nombre de solutions IT obsolètes, contraignantes et fort coûteuses en maintenance. Autre conséquence positive du Cloud : cela permettrait aux gérants de fortune de se recentrer sur leur cœur de métier.

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